lundi 18 mai 2009

Les socialistes européens, déjà utiles à Strasbourg, le seront encore davantage s'ils obtiennent la majorité demain!

A la différence de tous les autres votes de gauche, le vote socialiste s'appuie tout d'abord sur un programme défini élaboré avec les 33 autres partis socialistes, sociaux-démocrates, progressistes et travaillistes européens. Les députés socialistes ne veulent pas se contenter de protester, parce qu'ils agissent déjà! C'est ainsi qu'au cours de la dernière mandature (2004-2009), malgré la domination des conservateurs du PPE au niveau du Conseil, de la Commission comme du Parlement, les socialistes européens ont déjà montré à plusieurs reprises leur efficacité à défendre les citoyens contre les pires dérives libérales de la droite.

Ce que les socialistes ont fait au Parlement européen
entre 2004 et 2009 :


- Un projet de directive-cadre pour protéger les services publics.

Les députés du groupe PSE ont élaboré une proposition de directive-cadre consacrant la spécificité des services d'intérêt économique général (SIEG), vocable désignant les services publics. Il s’agit du 1er projet de directive élaboré par un groupe politique du PE. Ce texte protégeait ainsi les services publics d’une application aveugle et dogmatique
du droit de la concurrence. Évidemment, les députés du groupe PPE, dont ses membres appartenant à l’UMP, n’ont pas soutenu ce projet qui n’a pas été inscrit à l’ordre du jour par la Commission Barroso.

- Une mobilisation sans relâche pour une Europe sociale.

Encadrement strict du temps de travail, protection des salariés en cas de restructuration, démocratie dans l’entreprise : les socialistes européens se sont mobilisés pour des avancées qu’ils ont parfois obtenu, malgré l’opposition de la droite. Le groupe PSE a également proposé une réécriture de la fameuse directive Bolkestein afin d'écarter le principe du «pays d’origine»qui permettait aux entreprises effectuant une prestation dans un autre Etat-membre d’y appliquer le droit du travail de leur pays d'origine. Le texte finalement adopté restait peu satisfaisant mais comportait de nombreuses inflexions par rapport à sa version initiale.

- Un combat pour une politique d’immigration plus humaine.

Fidèle à notre héritage humaniste, le PSE a proposé de nombreux amendements à la directive «retours» qui privilégiait une approche excessivement répressive et laissait une trop grande marge d’interprétation aux Etats, au détriment des droits fondamentaux. Ces propositions
ont toutes été écartées par le PPE qui a cédé à toutes les demandes sécuritaires de certains des Etats-membres.

- Innovation : les «brevets logiciels» écartés.

Les socialistes européens ont été à la tête du combat contre la brevetabilité des logiciels qui présentait un grave danger pour la diffusion du savoir humain et de l'innovation. Grâce à l’action déterminée du PSE, le projet de directive a été repoussé.

Cette confrontation projet contre projet, la droite le craint. Ses avancées, ses protections notables que les socialistes européens ont déjà apporté aux citoyens par leur action, les partis protestataires refusent de les voir. A nous de les porter à leur connaissance.



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